Antoine ou l’envol du papillon

Martine Progin est conseillère en réinsertion et bénéficie de l’Attestation de base en Analyse Transactionelle.

Dans cet article, je vais vous illustrer comment j’applique l’AT dans ma pratique professionnelle, en tant que conseillère en réinsertion à la Fondation Emploi Solidarité. Je vais tout particulièrement mettre en évidence l’utilisation de deux concepts AT, le processus de deuil en lien avec le cycle de l’attachement et le triangle des 3 P, dans le cadre d’un suivi individuel.

Avant d’entrer dans le vif du sujet, je vais présenter en quelques lignes la Fondation Emploi Solidarité, qui organise des mesures de réinsertion socioprofessionnelle, déclinées sous le nom de Coup d’Pouce. Fondation à but non lucratif, cette dernière lutte contre l’exclusion de la personne humaine. Nous fonctionnons comme une entreprise et visons « une insertion par l’activité économique ». Nous organisons, pour les personnes sans emploi, des mesures appelées « programme d’emploi temporaire » (PET) qui permettent d’améliorer leurs aptitudes au placement, de renforcer leurs qualités personnelles et de promouvoir leurs compétences professionnelles selon les besoins du marché du travail. Ces PET nous sont mandatés par les offices régionaux de placement du canton de Fribourg (ORP). Nous construisons des projets socio-professionnels avec chaque employé temporaire (ET) au travers d’un suivi et d’un soutien individualisés qui durent entre 3 et 6 mois. Nous sommes une équipe de conseillers en réinsertion (CR) et de maîtres socio-professionnels (MSP), qui travaillons en collaboration. La plupart du temps, je constate que les ET ne savent ni pourquoi ils sont assignés à Coup d’Pouce, ni les objectifs attendus de l’ORP durant leur PET. C’est pourquoi nous avons, avec ma collègue, créé un document, intitulé « Mes besoins », qui répertorie tout ce qui peut être travaillé durant leur passage à Coup d’Pouce, dans le but que les ET s’approprient et mettent du sens à ce qu’ils vont faire chez nous.

Dans le cadre de l’un de ces suivis, j’ai fait la connaissance d’Antoine. Ce dernier doit commencer un PET chez nous, avec la ferme intention d’informer le chef de site (la fondation compte 3 sites principaux, Bulle, Estavayer et Fribourg) qu’il n’y participera pas, ce que nous nommons dans notre jargon professionnel, abandon de sa place de travail. Conscient que son attitude sera sanctionnée par l’ORP, Antoine est tout de même prêt à en assumer les conséquences. Quand il arrive à Coup d’Pouce, il croise une de ses connaissances avec qui il s’entend bien. Cette rencontre lui fait changer d’avis et Antoine décide donc d’aller au bout de son PET. Le suivi avec Antoine va durer 3 mois.

La première fois que je fais connaissance avec Antoine, il arrive à l’entretien avec une attitude très fermée, autant verbalement que non-verbalement. Je sens monter en moi une certaine agitation. J’observe qu’Antoine mobilise son Enfant Rebelle, ce qui m’agite et peut venir chercher chez moi le Parent Normatif. Je suis donc vigilante à ce moment-là afin de rester le plus possible dans mon Adulte. En posant la question à Antoine des raisons de son PET à Coup d’Pouce, j’apprends que, comme beaucoup d’ET en PET à Coup d’Pouce, ce n’est pas son choix, mais la décision de sa conseillère en personnel de l’ORP qui l’a contraint à participer à ce PET.

Papillon bleu. Source: Erik Karits, pexels.com

Durant cet entretien, je pose des questions à Antoine sur son parcours professionnel et lui demande de parler un peu de lui. Je mobilise avec lui mon Parent Nourricier pour lui donner de l’empathie et apaiser son Enfant Rebelle. Au bénéfice d’un CFC d’employé de commerce, Antoine a travaillé dans plusieurs entreprises dans les domaines techniques et de la construction. Jusqu’en 2012, Antoine, célibataire, sans enfant, ne vit qu’à travers son travail et ses loisirs, pour reprendre ses propos. En 2012, à l’âge de 38 ans, il subit une opération pour déboucher ses artères, suivie, après 3 semaines, d’un arrêt cardiaque, ce qui va provoquer un véritable tournant dans sa vie. En effet, très actif, à toujours bouger, Antoine se retrouve diminué, ne pouvant plus pratiquer le sport au même niveau qu’avant. Il m’explique qu’il s’est progressivement isolé et coupé de son entourage.

Plus j’écoute Antoine me parler de sa situation durant ce 1er entretien, plus je me questionne sur sa manière d’avoir géré et réagi à son arrêt cardiaque. Comment Antoine a-t- il vécu cet arrêt cardiaque ? Qu’en a-t-il fait ? Une hypothèse me traverse l’esprit et je lui en fais part à travers la question suivante : As-tu fait le deuil de ta vie d’avant ? As-tu fait le deuil de cet événement de vie ? Quand il me relate son histoire, je sens que la page n’est pas tournée. Depuis cet événement, Antoine s’est isolé, il n’a plus de contact avec les personnes avec qui il partait en week-end. « Pourquoi faire ? » me répond-il, je ne peux plus suivre et faire ce que je faisais avant. A quoi bon….je ne veux pas les déranger. Voilà en substance les propos tenus par Antoine.

Cette question a été un élément déclencheur dans notre rencontre et dans l’impact positif que j’ai pu avoir sur lui. En effet, il me dit qu’il n’avait jamais fait ce lien-là et que personne ne lui en avait parlé auparavant. Antoine ressort de cet entretien avec une attitude totalement différente que celle du départ. Il a été écouté et entendu, ce qui, me semble-t-il, l’a apaisé. Son attitude non-verbale est plus ouverte. Antoine a quitté son Enfant Rebelle.

Le contrat est posé avec Antoine. Il souhaite de l’aide et avoir un retour sur ses lettres de motivation. Pour le reste, il ne veut rien.

Vu l’attitude de l’Enfant Rebelle d’Antoine, je reste proche de sa demande dans un 1er temps et le rejoins là où il en est afin de pouvoir créer un lien de confiance et une alliance. Je le sens en effet toujours sur ses gardes et sur la réserve.

Dans la suite des entretiens, je verrai qu’Antoine n’était pas dans son Adulte en faisant ce contrat. Le fait que le contrat passé avec Antoine était concret m’a permis de pouvoir à plusieurs reprises clarifier avec lui les raisons de sa non-action (Antoine n’apporte pas les lettres qu’il souhaite adapter), ce qui a permis des discussions intéressantes, comme nous le verrons plus loin, dans la description des concepts utilisés.

Au vu de la non-action constatée chez Antoine, j’ai mobilisé mon Adulte dans le but de viser les états du moi positifs d’Antoine, et par conséquent son Adulte. Travailler avec les états du moi positifs d’Antoine va m’aider, d’une part, à comprendre les raisons qui l’empêchent d’avancer dans son projet professionnel et d’autre part, peut-être (ça je ne le sais que maintenant) l’aider à se mettre en mouvement. Je savais que cela ne servirait à rien d’aller « contre » Antoine, que cela n’apporterait rien de constructif dans cette situation. J’apprends donc de plus en plus à ne plus utiliser mes états du moi négatifs afin de ne pas renforcer la résistance chez les ET.

Le 1er concept que j’utilise pour illustrer le suivi individuel avec Antoine est le processus de deuil et le cycle de l’attachement de Kolhrieser (2007). En effet, très vite, j’ai eu l’intuition qu’Antoine n’avait pas fait le deuil de son ancienne vie, sa vie d’avant son arrêt cardiaque.

La psychiatre Elisabeth Kübler-Ross est l’experte de référence quand on parle de processus de deuil. Elle a, entre autres, théorisé ce processus sous forme d’étapes, qu’elle expose avec son co-auteur David Kessler dans le livre “Sur le chagrin et le deuil” (2009). Elle y décrit le deuil en 5 étapes : déni, colère, marchandage, dépression et acceptation.

Pourquoi un deuil pour parler de l’arrêt cardiaque d’Antoine ? C’est le récit de sa manière de vivre actuellement qui m’a mise sur la piste et m’a décidée à analyser sa situation à travers le processus de deuil et le cycle de l’attachement. La perte de certains aspects de soi-même lors d’une maladie ou d’un accident, la perte de possessions, de buts, d’idéal, toutes ces pertes appellent un cheminement nommé processus de deuil (Poletti & Dobbs, 2014). J’ai mis des mots et parlé de colère face à Antoine au moment de notre 1er entretien. La colère agit comme une mandarine pourrie dans un sac contenant d’autres mandarines. Elle contamine tout le reste. En effet, quand Antoine parle du fonctionnement de l’ORP, il en parle avec colère. Quand il parle de sa conseillère ORP, il ne mâche pas non plus ses mots, idem quand il parle de son travail d’employé de commerce. Tout est sujet à colère et ressentiment.

Cela me laisse donc penser qu’il n’a pas « digéré » son arrêt cardiaque, et les conséquences qu’elles ont engendrées sur sa vie, comme si Antoine n’avait pas fait le deuil de son ancienne vie et restait bloqué à l’étape de la colère et du ressentiment. Ce blocage l’empêche d’avancer, de chercher du travail ou d’explorer d’autres domaines professionnels, en d’autres termes de s’attacher à un nouveau projet professionnel.

Nous pouvons encore aller plus loin et analyser sa situation avec le schéma de G. Kohlrieser (2007) du cycle attachement-séparation-deuil (cité dans Kolly & Papaux), comme représenté sur la figure 1.

Tout commence avec l’attachement. Comme déjà dit, il ne peut y avoir deuil que lorsqu’il y a attachement, le travail de deuil est un processus amenant le sujet à «s’attacher» autrement, selon Christophe Fauré, cité par Lemmonier (2016). L’attachement est fondé sur la création de liens. Tout attachement se termine par une séparation. Tout attachement, quelle que soit sa durée, est par nature appelé à se terminer. Ce peut être par la mort, par la séparation, par une perte dans le cas d’Antoine (perte de ses capacités physiques), tout attachement a une fin. C’est à ce moment-là qu’intervient le processus de deuil proprement dit. Lorsque ce processus est vécu dans sa totalité, il permet à la personne « endeuillée » de retrouver l’énergie nécessaire pour créer de nouveaux attachements. Et si je reviens à la situation d’Antoine, le fait qu’il n’ait pas fait le deuil de son ancienne vie, autrement dit, comme représenté dans le schéma, l’interruption du processus de deuil, l’empêche de s’attacher à nouveau et de faire de nouveaux projets, de réfléchir à ses envies, à ce dont il désire dans un futur travail et de se mettre en action.

Schéma du cycle attachement-séparation-deuil. Source: George Kohlrieser.

L’interruption du processus de deuil qu’Antoine nomme très bien avec ses mots, car il dit s’être isolé de ses anciens amis sportifs. Il me raconte aussi que la honte qu’il ressentait le poussait à faire du sport la nuit. Il n’acceptait pas cet état de fait. Et c’était l’occasion de se critiquer. Il exprime de la frustration par rapport à sa vie d’avant. La fatigue qu’il exprime le pousse dans la passivité autant dans ses recherches de travail que dans le soin qu’il apporte à sa santé. J’ai pu aussi observer du détachement dans son discours. S’être coupé de ses amis, ne pas leur parler de sa situation, ne pas activer les membres de son réseau pour trouver du travail de peur de les décevoir, être détaché en cas de sanctions de l’ORP, ne pas prendre soin de sa santé alors qu’il se sent très fatigué, etc., sont autant d’indices et de manifestations concrètes du détachement et de l’abandon décrites dans le cycle de l’attachement de Kolhrieser (2007). A travers le discours d’Antoine, je peux faire l’hypothèse, et cela reste une hypothèse que je n’ai pas vérifiée lors de nos différents entretiens, d’un état dépressif chez lui, reflété par la diminution marquée de l’intérêt ou du plaisir pour presque toutes les activités, un fort sentiment de dévalorisation, et une diminution de l’aptitude à penser.

Comme dit plus haut, un lien de confiance s’est créé entre Antoine et moi. Il se montrait authentique durant les entretiens mais son projet professionnel n’avançait pas pour autant. J’ai donc commencé à le questionner sur son choix professionnel. Que ferait-il comme métier s’il avait le choix ? Dans quel métier se verrait-il évoluer ? Toutes ses questions lui ont permis de se rendre compte et de comprendre que le fait qu’il n’avait pas choisi sa formation l’empêchait actuellement d’avancer. Pire, il stagnait et semblait malheureux. Ces questions cherchaient à mobiliser l’Adulte d’Antoine afin de réfléchir à des options pour avancer dans son projet.

C’est à partir de là qu’intervient le concept des 3 P. Le concept des 3P (1996) vise l’autonomie en offrant une ouverture par rapport au scénario (Permission) dans un cadre sécurisant (Protection) dans le but d’expérimenter de nouvelles stratégies d’actions (Puissance).

Dans la situation d’Antoine, en le questionnant sur son projet professionnel, je lui donne la Permission de réfléchir et de penser à d’autres options professionnelles que travailler en tant qu’employé de commerce. Je le questionne sur ce qu’il aurait aimé faire s’il avait pu choisir quand il était adolescent. Mon questionnement permet de mobiliser chez lui son Adulte, tout en laissant son Enfant libre s’exprimer, donc de lui permettre d’accéder à sa Puissance. Il s’imagine et se projette très bien en bas des pistes de ski. J’observe que son attitude non-verbale change quand il parle de ce nouveau projet. Il est gai, ravi, avec un nouvel élan vital, tel celui de l’Enfant libre. Il le ressent lui-même et le nomme à la fin de l’un de nos entretiens.

En donnant la Permission à Antoine de réfléchir à d’autres options pour son avenir professionnel que celle de retrouver un travail dans l’administration, je lui donne aussi la Protection nécessaire pour oser désobéir aux messages reçus par ses parents de travailler en tant qu’employé de commerce. Je propose à Antoine d’organiser des entretiens d’information, terme utilisé dans le jargon professionnel du job coach. Le but de ces entretiens d’information est de prendre contact avec différents directeurs de remontées mécaniques et de leur demander de pouvoir les rencontrer ou de leur parler quelques minutes au téléphone. L’objectif est d’obtenir des informations sur ce qu’implique le travail au bas des remontées mécaniques, sur les conditions d’engagement, sur le profil des employés engagés, etc. C’est aussi l’occasion pour Antoine de se faire connaître et d’élargir son réseau professionnel.

Ce que je peux mettre en évidence dans tous les entretiens que j’ai eu avec Antoine, c’est le fait que j’ai le plus souvent mobilisé les états du moi positifs, ce qui a créé un cadre sécure dans lequel il a pu être lui-même, sans devoir se suradapter. Je l’ai accepté tel qu’il était, sans le juger, mais en m’intéressant à lui, en cherchant, à travers mes questions, à comprendre les raisons qui le poussaient à agir comme il le faisait, autrement dit je m’intéressais sincèrement à lui. Je lui ai donc donné une 2e Protection, davantage en termes d’être que de faire, avec mon accueil inconditionnel. Je n’ai donc pas agi comme ses figures parentales plutôt autoritaires, en ne lui donnant pas le choix de son métier.

J’ai appris plus tard qu’Antoine, suite à nos rencontres, s’est senti suffisamment puissant et a trouvé la motivation et l’élan nécessaires pour répondre aux annonces que je lui avais envoyées après son départ de Coup d’Pouce. Ceci a été récompensé car Antoine a obtenu un CDD en tant qu’employé des remontées mécaniques dans une station fribourgeoise. Antoine a su/pu montrer toute la motivation et l’envie qu’il avait à travailler avec eux. Il a certainement pu être authentique, ce qui a été ressenti, il était dans sa Puissance lors de son entretien.

Bien que mon travail se situe à un niveau social, que notre mandat n’est pas thérapeutique, je me rends bien compte que mes/nos interventions peuvent être thérapeutiques. Et pour être franche, c’est ce que je préfère dans mon travail. Je suis de plus en plus consciente que c’est ce vers quoi j’aspire. Mais laissons le temps au temps.

Des graines ont été plantées dans le jardin d’Antoine, il n’a pas quitté Coup d’Pouce comme il y est arrivé. Il est parti avec une motivation retrouvée et l’envie de s’orienter dans un travail complètement différent de son domaine de formation. Antoine a osé se projeter dans un tout autre domaine professionnel. Le processus de deuil a pu évoluer, ce qui lui a permis d’envisager son avenir professionnel avec plus d’ouverture et d’espoir. Mes Permissions et Protections, ainsi que celles de ma collègue maître socio-professionnelle, ont favorisé chez Antoine un changement de comportements et une mise en action (Puissance).

Dix jours après avoir commencé son nouveau travail, Antoine m’envoie un e-mail : il est heureux de son nouvel environnement de travail. Il se sent bien, le papillon s’est envolé.

Je suis satisfaite et ravie de l’évolution qu’Antoine a eu lors de son PET à Coup d’Pouce, comme si la boucle des réalisations dont parle Gysa Jaoui (1987) a été bouclée avec le suivi d’Antoine, pour mieux recommencer d’autres suivis, sortir grandie et tirer des enseignements pour ma croissance personnelle.

Depuis la fin de son PET à Coup d’Pouce, j’ai eu, à plusieurs reprises, l’occasion de voir Antoine sur son lieu de travail, en bas des remontées mécaniques. Il est heureux, il se sent bien dans son nouvel environnement de travail, avec des collègues très sympas. En 3 mots, que du bonheur ! C’est tellement beau pour moi de le voir avec le sourire, les yeux qui pétillent et de l’observer interagir avec les skieurs. C’est une belle réussite autant pour lui que pour moi.

J’ai beaucoup appris de ce suivi. Je suis consciente que les personnes qui mobilisent leur Enfant Rebelle activent très vite chez moi mon Parent Normatif, ce que justement j’ai voulu éviter avec Antoine, car cela aurait été contre-productif.

J’ai aussi appris, pu vivre et sentir que rester et utiliser les états du moi positifs m’a permis de ne pas entrer dans des jeux psychologiques avec Antoine, ce qui a été de toute évidence très bénéfique. Je suis de plus en plus attentive à ce qui se passe avec les personnes que j’accompagne. Quand j’observe un employé temporaire dans son Enfant Rebelle, je suis très attentive à mes états du moi et à l’impact que cela a sur moi, également en termes de contre-transfert. C’est comme si j’avais une alarme, qui s’enclenche dans ma tête et qui m’informe du danger que cette attitude suscite en moi. Je peux aussi davantage me questionner sur les raisons de tel ou tel comportement, en évitant l’excuse de la non- motivation.

Grâce à la supervision, j’ai ainsi pu « décortiquer » le suivi avec Antoine et mettre en évidence comment j’intègre l’AT dans mon domaine professionnel. En d’autres termes, réfléchir à ma pratique et penser ma pratique. Parler de ma pratique professionnelle devant d’autres professionnels, comme je le fais à travers cet article, est un processus très difficile pour moi, en lien avec mes croyances et mon scénario.

Je vois bien le chemin qu’il reste devant moi, mais je vois aussi le chemin que j’ai déjà fait. J’ai besoin d’avoir la Permission d’avancer à mon rythme, avec la Protection dont j’ai besoin, d’être accueillie, tout comme Antoine a pu l’être, afin de pouvoir poursuivre mon petit bonhomme de chemin et de m’envoler tel un papillon, en toute Puissance.

Références

  • Kolly, M.-C. & Papaux, E. Attachement et séparation. Formation avancée en analyse transactionnelle.
  • Jaoui, G. Des étapes pour réussir. Classiques de l’Analyse Transactionnelle, Volume 5, 16-22, 1987.
  • Kohlrieser G. Négociations sensibles : Les techniques de négociation de prises d’otages appliquées au management. Pearson France, Paris, 2007.
  • Kübler-Ross, E. Sur le chagrin et le deuil : trouver un sens à sa peine à travers les cinq étapes de deuil. JC Lattès, Paris, 2009.
  • https://www.zenensoi.com/2015/08/01/le-triangle-des-3-p-protection-permission- puissance/
  • Lemonnier, M. Le deuil ou la quête de la transaction interne. Institut français d’analyse transactionnelle, 2016, 154, 6-16.
  • Poletti, R. & Dobbs, B. Vivre son deuil et croître. Jouvence Editions, Saint-Julien-en-Genevois, 2014.


Texte en français sous licence Creative Commons Attribution – Partage dans les mêmes conditions 4.0 International.


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